C'est les vacances. C'est bientôt Noël. Il neige. La neige me fait rêver, la neige me fait réfléchir à tout ce qui arrive, à tout ce qui est arrivé. Le passé refait surface, je me rappelle de l'année dernière : "t'as vu, il fait nuit, il neige, c'est bientôt Noël et, je t'aime" . Des fois, j'aimerais bien revenir d'où on vient, Des fois. Des fois, je pense à toi, j'me dis qu'en fait, on était bien toutes les deux. Et t'es partie. Et tu reviens. Je crois que je ne te comprendrai jamais. T'as changé. Non, on a changé. Mais, tu vois, c'est bientôt Noël, il neige, et, je t'aime.

   C'est les vacances. C'est bientôt Noël. Il neige. La neige me fait rêver, la neige me fait réfléchir à tout ce qui arrive, à tout ce qui est arrivé. Le passé refait surface, je me rappelle de l'année dernière : "t'as vu, il fait nuit, il neige, c'est bientôt Noël et, je t'aime" . Des fois, j'aimerais bien revenir d'où on vient, Des fois. Des fois, je pense à toi, j'me dis qu'en fait, on était bien toutes les deux. Et t'es partie. Et tu reviens. Je crois que je ne te comprendrai jamais. T'as changé. Non, on a changé. Mais, tu vois, c'est bientôt Noël, il neige, et, je t'aime.

A quoi ça sert un blog ?
Un passe-temps, un journal intime [plus très intime]
Un moyen d'exprimer ce qu'on ressent ?

Mais je suis un mouton, je fais comme les autres, et je m'amuse, je crée un blog...
Et comme tout le monde, je me présente.
J'aime bien faire comme tout le monde, enfin, non, mais c'est rassurant, faut se l'avouer. Penser que tout le monde fait pareil, ou presque tout le monde en fait, et puis, on s'en fout.

Enfin, bref, breffons.

La plupart des gens me connaissent sous le nom de Pauline. Cependant, tu peux aussi m'appeler Pacha, ou Pouch'ka. A ce qui parait, c'est le 05 novembre 1994 que j'ai pointé le bout de mon long nez. Je passe presque tout mon temps dans une ville située dans l'est de la France là où on mange la moutarde et le pain d'épice. oui t'as compris, c'est Dijon

Dans la vie, j'aime des tas de choses et y en a d'autres que j'aime moins. J'aime pas les araignées, ça ne sert à rien, c'est comme les guêpes en fait, j'aime pas non plus les choux de bruxelles et j'aime pas quand les gens ils crachent parterre... J'aime pas dire que j'aime pas
Mais j'aime un tas de choses... Ou pas. Enfin, j'aime énormément écouter de la musique.

J'aimerais pouvoir dire que je suis Heureuse, mais ça sonnerait faux. C'est comme quand on me demande si ça va, et que comme tout le monde, je réponds bien. Je suis hypocrite, et j'aime ça.

Tu sais, un jour, Stendhal a dit que la Beauté est une promesse de Bonheur.
Est ce que tu t'es déjà demandé ce que c'est, la Beauté, ce que c'est le Bonheur...

___.Ce pourquoi l'on étouffe.
__.Ce pourquoi l'on se bat.
_.Pour quelque chose qui ne viendra pas.
__.Et si tu souffres un peu trop fort.
___.Et si tu crèves encore.
_Je serai là.*




Et sans doute est il bon et sain que le déclic initial, l'acte de l'engendrement, soit laissé dans un cas comme dans l'autre, au physique comme au spirituel, à l'impulsion aveugle, à l'aventurisme du pur désir...
_Julien Gracq

"Et le temps qui peut tout emportera tes maux..."
._._._._._._._._._._._._._._._._._ _C.M Leconte De Lisle


Et puis... merde Voilà.



Sur ce, au revoir.

# Postato mercoledì 02 luglio 2008 16:40

Modificato venerdì 18 dicembre 2009 11:17

1... 2... 3... 4 _Musique, et que chacun se mette à chanter... Et que chacun se laisse emporter... Chacun tout contre l'autre serré... Chacun tout contre l'autre enlacé... L'un contre l'autre._ _Musique... Que les orchestres se mettent à jouer ... Que nos mémoires se mettent à rêver... Et laissons voyager nos pensées... Laissons aller nos corps et flotter... L'un contre l'autre._ _Musique... On est trop faible pour s'entre-tuer... On est trop seul pour se détester... On est trop mal pour s'en rajouter... On est trop rien pour se déchirer... Les uns les autres._ _Musique... Déposons nos armes à nos pieds... Renvoyons chez elles nos armées... Jetons à terre nos boucliers... Claquons des doigts et frappons du pied... 1, 2, 3, 4 Musique... Douce, douce, douce, douce, douce musique..._

1... 2... 3... 4   _Musique, et que chacun se mette à chanter... Et que chacun se laisse emporter... Chacun tout contre l'autre serré... Chacun tout contre l'autre enlacé... L'un contre l'autre._    _Musique... Que les orchestres se mettent à jouer ... Que nos mémoires se mettent à rêver... Et laissons voyager nos pensées... Laissons aller nos corps et flotter... L'un contre l'autre._   _Musique... On est trop faible pour s'entre-tuer... On est trop seul pour se détester... On est trop mal pour s'en rajouter... On est trop rien pour se déchirer... Les uns les autres._   _Musique... Déposons nos armes à nos pieds... Renvoyons chez elles nos armées... Jetons à terre nos boucliers... Claquons des doigts et frappons du pied... 1, 2, 3, 4 Musique... Douce, douce, douce, douce, douce musique..._
Transportée vers un autre monde, plus rien n'existe autour. Ailleurs. Je m'envole seule vers des contrées inconnues. Evadée. Je fuis le monde du silence pour partir dans un monde qui n'appartient qu'a moi. Les écouteurs dans les oreilles,la musique dans le coeur.
Le son régulier de la batterie se mêlant au son des guitares qui hurlent.
Puis une voix, si profonde que tous mes membres tremblent. Si douce et confiance que je lui prends la main pour partir.
La musique me fait penser a tant de souvenirs, tant de sourires. Toutes ces personnes exceptionnelles, tout ce qu'on a partagé ensemble.
La musique me fait oublier ma peine ou me la fait ressentir plus forte pour mieux l'apaiser ensuite.
Je ne pourrais pas vivre sans la musique. Les notes sont comme le sang qui coule dans mes veines, les coups sourds de la batterie tels les battements de mon coeur, les guitares unies pour me faire respirer et cette voix, telle la mienne, pour s'exprimer. Juste faire ressentir aux autres ce que je ressens.


De la musique avant toute chose,
Et pour cela préfère l'Impair

Plus vague et plus soluble dans l'air,

Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

. . .


De la musique encore et toujours !
Que ton vers soit la chose envolée

Qu'on sent qui fuit d'une âme en allée

Vers d'autres cieux à d'autres amours.

. . .


Que ton vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé du matin

Qui va fleurant la menthe et le thym...

Et tout le reste est littérature.
P. Verlaine. L'Art Poétique



Avec :

-The Eagles : Hotel California



Fools Garden :Yellow Lemon Tree



The Beatles : Yesterday


Tryo : Je veux fumer


Eels : I need some sleep


The Scorpions : Still loving you


The Gazette : Chizuru


Panic At The Disco : Cancer Song

Jeff Buckley : Hallelujah


Volo : T'es belle


Damien Saez : Il y a ton sourire


Ex Nihilo Vox : L'ecchymose

Le peuple de l'herbe : No Escape

...Incoming...

'Des idées ?'

# Postato venerdì 03 ottobre 2008 17:35

Modificato lunedì 23 novembre 2009 13:57

Tout s'oublie. Je pense... On a tous oublié quelque chose, quelqu'un. C'est sans importance. Les objets, les gens, ça va, ça vient. Après tout, on en retrouve d'autres, et on oublie les anciens. Est-ce bien ? Je ne sais pas. On m'a dit un jour qu'on se faisait des amis, virtuels ou non, et que tout le monde s'oubliait. Oui, mais quand un des deux n'oublie pas... Quand il en reste un qui continue de penser à l'autre... Peut-être que pour ne pas oublier, il faut un contact permanent, une présence, tout le temps, c'est vrai... Si deux personnes restent tout le temps ensemble, elles ne peuvent pas s'oublier. Mais tout le monde oublie. Moi, j'aime attendre. Attendre pour rien, car une fois le souvenir oublié, il n'existe plus rien d'une amitié. Mais, j'attends. Le jour où quelqu'un aura besoin de se souvenir d'une chose oubliée. J'aimerais être là quand IL en aura besoin. IL me manque, ILS me manquent. Ces gens qui m'ont oubliée. On s'était promis "pour la vie"... Mais, le temps d'un été, tout était fini. Peut-être qu'un jour... J'oublierai... "If I see you next to never, how can we say forever ? Wherever you go, whatever you do, I will be right here waiting for you."

Un manque.
Trop de départs.
Des personnes que j'appréciais énormément... parties. Oubliée.
Des instants mémorables. Des sourires par miliers. Oubliés.
Des musiques trop dures à réécouter.
Une sensation inexplicable.
Nostalgie ?
Regret du temps qui passe, qui ne s'arrête pas quand il le faut.
Regrets...
Des actes irréfléchis. Des conséquences non souhaitées.
Bien trop de souvenirs douloureux.
Des photos tenues pour oubliées. Une musique qui surgit de l'inconnu. Un mot répété si souvent... Avant.

Ou comment une simple musique, une simple photos ou quelques mots peuvent faire penser à tant de choses passées...

Nostalgie...

Un retour en arrière. Des gestes plus réfléchis. Moins de regrets. Confiance.

C'est fou comme un Banzaii lancé innocemment dans la cour du lycée fait réfléchir.
C'est horrible comme une simple danse peut tout rappeler.
C'est affreux comme "I will be right here waiting for you'' fait sortir tant de peine.
C'est effrayant comme "I will always love you" veut tout dire et en même temps, dit si peu de choses.

Un simple tour de moto, et tous les souvenirs te fouettent la gueule, comme le vent...
Un simple paquet de cigarette, d'une marque Spéciale, rappelle tant de choses.

Et puis...
Merde.



._Malgré tout, le sang continue de battre, et que l'on survit à de telles heures, au lieu de mourir et de s'abattre, comme un arbre frappé par la foudre.
._._._._._._._._._._._._.._._._._._ Stephan Zweig.

# Postato mercoledì 10 dicembre 2008 16:00

Modificato sabato 04 luglio 2009 03:11

Redevenir enfant, insouciant. S'émerveiller devant un papillon, penser que les garçons, c'est nul, que les bisous d'amoureux, c'est dégoutant. Croire que la vie, c'est facile. Avoir pour plus grand problème le contrôle de maths sur les tables de multiplication par 6 et 7. Dire a quelqu'un qu'il est plus ton copain, pour rien. Mais rien, c'est tout. Etre amoureux de ton papa, penser que c'est lui le plus fort, le plus beau. Finir l'école à 16h30 et penser que c'est trop tard. Avoir des récréations d'une demie heure où on joue au loup et à 1, 2, 3 Soleil. Retourner au poulailler parce qu'on a bougé. Courir partout, sauter dans les flaques et tout mouiller. Rentrer plein de boue chez soi. Ne jamais avoir honte. Danser même quand il n'y a pas de musique. Ne rien connaître de la vie. Etre amoureux pour de faux. L'amour ... C'est pour les grands. . . _On se rend compte trop tard que l'enfance était une des plus belles périodes de notre vie. On était petits, on voulait absolument grandir pour faire "comme les grands", et maintenant que nous sommes grands, on voudrait rajeunir et tout recommencer. Mais le temps ne va jamais en arrière, il passe, il passe, et rien n'arrêtera sa course. On perdra toujours contre le temps. Est-ce dommage ? Faudrait-il pouvoir revenir en arrière ? Devrait-on avoir le droit à une seconde chance ? Une seconde chance de profiter plus des instants innocents et trop courts. Une seconde vie.

Emmene moi, sors moi de cette masse noire. S'il te plait, laisse moi respirer un air plus pur, un air moins gorgé de regrets, un air nouveau, un air frais, mais pas froid ou je serai obligée de me serrer contre toi et tu serais gêné car tu ne voudrais pas, comme avant... J'ai besoin que tu me fasses visiter des endroits nouveaux, et en même temps, je veux retourner aux anciens endroits. Notre cabane, notre "buse" dans la cour, et les rondins de bois... J'ai envie de changer de vie, avec toi. Je veux qu'on parte tous les deux. Fais moi voir du blanc. De la neige partout, en jolis flocons. De la belle poudre. Aide-moi à me sortir de cette pluie incessante. Il pleut partout. Il fait froid. Donne moi de la neige. Achète moi de la neige, car aujourd'hui, on peut tout acheter. Achète moi le soleil. Il fait froid, il fait sombre dans mon coeur, dans mon corps. Achète de l'amour, donne le a tout le monde. Achète nous un bateau, un grand bateau avec des voiles blanches, du blanc, partout, le pont sera blanc et la coque sera blanche. On naviguera vers l'Egypte et la mer rouge deviendra blanche. On redescendra un peu et même la mer Noire deviendra blanche. Achète moi un voyage autour du monde. Achète moi des sentiments, achète notre amitié, si lointaine maintenant. Fais moi découvrir ce que c'est de ressentir. Montre moi la vie. Toujours de la neige. C'est chouette. Il fait nuit, c'est bientôt Noël et il y a de la neige. En plus, je n'ai plus froid. Achète moi un tour en moto. Achète moi une vie sans risque. Ne m'achète pas une vie sans toi, j'ai besoin de toi. Viens, on va courir dans les champs, comme avant, quand on était petits. Viens, on grimpe au vieil arbre, comme avant. Viens, on se fait un bisou, comme avant on faisait, pour faire comme les grands. Achète moi un bisou. Achète moi notre enfance. Viens, on fait une course de sac. Avec trois pieds dans un sac. Oui, deux à toi et un a moi, ou le contraire. Viens, on va faire de la balançoire, on va aller tellement haut qu'on va toucher le ciel. Achète moi le ciel. Ou tout simplement, laisse moi t'appeler, laisse moi te raconter tout ce que je me rappelle à présent. Ne me laisse pas seule. Pas comme avant. Pas comme tu l'as déjà fait. Reste. Redevenons amis. Redevenons enfants. Redevenons bêtes redevenons naïfs. Saute de ma fenêtre, comme avant. Mais pense bien aux coussins. Ne prends pas de risque. Avoir mal, ça ne s'achète pas, ça se paie. Emmène moi à l'hôpital ou on est nés, l'un a côté de l'autre, ou presque. S'il te plait, ne m'oublies plus, restes encore un peu, ne pars pas, maintenant qu'on s'est retrouvés, ne repars plus, ne crois pas que je ne t'aime plus. Si tu savais. Je t'aime à en crever, mais j'ose tellement pas te le dire, on a changé, tous les deux. Non. On a grandi, et maintenant, regarde nous. Nous sommes comme deux étrangers, alors qu'avant...

"On ne revient jamais en avant."
................................. Pumba. Le Roi Lion.


C & P, comme avant. On l'écrivait partout. Toi et moi.
Le jour où j'ai revu le grand arbre, je n'ai pas pû m'empêcher d'aller voir.
C & P, c'est écrit. Comme cet arbre, notre amitié durera, malgré l'ignorance, malgré les changements. Je veux y croire.
Et comme les grands disaient : "Un jour, vous vous marierez"

_* *T'es même pas cap.



._ Mais maintenant, brutalement sortie de ce tumulte, je voulais encore une fois revivre, bribe par bribe, ces émotions fugitives, grâce à cette façon magique de se tromper soi-même que nous appelons le Souvenir...
._._._._._._._._._._._._._ Stephan Zweig. 24h de la vie d'une femme.

Et on se prend la main comme des enfants, le bonheur aux lèvres, un peu naïvement, et on marche encore d'un pas décidé alors que nos têtes nous crient de tout arrêter.
Coeur de Pirate.

# Postato sabato 13 dicembre 2008 13:52

Modificato martedì 01 settembre 2009 11:22

Je n'oublierai jamais la premiere fois que je t'ai vue. Nous avions toutes les deux un an, car à quelques jours près, nous avions le même âge. Tu étais pourtant bien plus grande que moi. Je me rappelle que tu es venue dans mon lit, tu as sauté haut, jamais tu n'avais sauté comme ça, et tu es entrée, je dormais, je ne m'en suis pas rendue compte, mais quand je me suis réveillée, tu étais là, allongée près de moi. J'aurai pû avoir peur et crier, mais j'ai posé ma main sur ta tête, tu t'es réveillée et m'a regardée. Je n'oublierai jamais ton regard, tu n'avais pas la parole, mais j'ai tout de suite compris ce que tu pensais. Tu ne voulais pas que j'appelle mes parents, tu voulais rester près de moi. Ta bonne petite frimousse contre mon coeur. Nous nous sommes rendormies toutes les deux. C'était le début... Depuis cet instant magique, 14 ans ont passé. Tu étais toujours là quand j'avais besoin de toi. Tu savais me redonner le sourire, avec ta bonne grosse tête. On avait toujours le même âge, mais tu étais toujours plus vieille. La maladie te détruisait. Tu souffrais. Mais je ne m'en rendais pas compte. Je voulais te garder pour moi, à jamais, pour toujours. Le destin en a décidé autrement. Un dimanche matin, je les ai entendus, mes parents. Ils parlaient de toi. Ils savaient que tu n'allais pas bien. J'ai saisi les mots vétérinaire, fin. Ca voulait tout dire. Je me rappelle avoir dévalé les escaliers. Un seul désir animait mon corps : je voulais te voir, heureuse. Mais tu ne l'étais pas. Allongée, les yeux fermés, tu semblais souffrir énormément. Ma main sur ta tête ne t'a pas réveillée. Tu tremblais. Puis tu as ouvert tes yeux, tu m'as vue, allongée contre toi, comme 14 ans avant. Et tu as posé ta bonne grosse tête contre mon coeur pourtant, ton regard n'exprimait plus la même chose. Ton regard me suppliait de les appeler. Tu savais qu'ils t'aideraient. C'est cet instant qu'ils ont choisi pour descendre. Ils t'ont fait monter dans la voiture, tu ne pouvais pas le faire seule. Ils t'ont allongée sur la banquette arrière, je voulais te rejoindre mais déjà, ils devaient partir. Ils ne voulaient pas que je vienne. Alors je suis partie, je t'ai lancé un dernier regard mais tu ne m'as pas aperçue. Tu avais toujours les yeux fermés. Je ne sais pas à quoi tu pensais. La voiture a démarré, t'emmenant avec elle. Pour moi, le temps s'était arrêté. Les minutes ne défilaient plus. Ce n'était pas possible que la vie continue, puisque tu n'étais plus là. Je savais que tu ne rentrerais pas de ce voyage. Je me rappelle être montée dans ma chambre. Je me suis allongée dans mon lit et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Tellement inutile... Je savais que plus rien ne te ramenerait, ainsi, quand j'ai entendu le bruit familier de la voiture de mes parents, je n'ai même pas levé les yeux. Inutile, tu n'y étais plus. Tu es restée chez ce vétérinaire. Tu ne reviendras plus.

Je n'oublierai jamais la premiere fois que je t'ai vue. Nous avions toutes les deux un an, car à quelques jours près, nous avions le même âge. Tu étais pourtant bien plus grande que moi. Je me rappelle que tu es venue dans mon lit, tu as sauté haut, jamais tu n'avais sauté comme ça, et tu es entrée, je dormais, je ne m'en suis pas rendue compte, mais quand je me suis réveillée, tu étais là, allongée près de moi. J'aurai pû avoir peur et crier, mais j'ai posé ma main sur ta tête, tu t'es réveillée et m'a regardée. Je n'oublierai jamais ton regard, tu n'avais pas la parole, mais j'ai tout de suite compris ce que tu pensais. Tu ne voulais pas que j'appelle mes parents, tu voulais rester près de moi. Ta bonne petite frimousse contre mon coeur. Nous nous sommes rendormies toutes les deux. C'était le début... Depuis cet instant magique, 14 ans ont passé. Tu étais toujours là quand j'avais besoin de toi. Tu savais me redonner le sourire, avec ta bonne grosse tête. On avait toujours le même âge, mais tu étais toujours plus vieille. La maladie te détruisait. Tu souffrais. Mais je ne m'en rendais pas compte. Je voulais te garder pour moi, à jamais, pour toujours. Le destin en a décidé autrement. Un dimanche matin, je les ai entendus, mes parents. Ils parlaient de toi. Ils savaient que tu n'allais pas bien. J'ai saisi les mots vétérinaire, fin. Ca voulait tout dire. Je me rappelle avoir dévalé les escaliers. Un seul désir animait mon corps : je voulais te voir, heureuse. Mais tu ne l'étais pas. Allongée, les yeux fermés, tu semblais souffrir énormément. Ma main sur ta tête ne t'a pas réveillée. Tu tremblais. Puis tu as ouvert tes yeux, tu m'as vue, allongée contre toi, comme 14 ans avant. Et tu as posé ta bonne grosse tête contre mon coeur pourtant, ton regard n'exprimait plus la même chose. Ton regard me suppliait de les appeler. Tu savais qu'ils t'aideraient. C'est cet instant qu'ils ont choisi pour descendre. Ils t'ont fait monter dans la voiture, tu ne pouvais pas le faire seule. Ils t'ont allongée sur la banquette arrière, je voulais te rejoindre mais déjà, ils devaient partir. Ils ne voulaient pas que je vienne. Alors je suis partie, je t'ai lancé un dernier regard mais tu ne m'as pas aperçue. Tu avais toujours les yeux fermés. Je ne sais pas à quoi tu pensais. La voiture a démarré, t'emmenant avec elle. Pour moi, le temps s'était arrêté. Les minutes ne défilaient plus. Ce n'était pas possible que la vie continue, puisque tu n'étais plus là. Je savais que tu ne rentrerais pas de ce voyage. Je me rappelle être montée dans ma chambre. Je me suis allongée dans mon lit et j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Tellement inutile... Je savais que plus rien ne te ramenerait, ainsi, quand j'ai entendu le bruit familier de la voiture de mes parents, je n'ai même pas levé les yeux. Inutile, tu n'y étais plus. Tu es restée chez ce vétérinaire. Tu ne reviendras plus.
Zelda.
Née le 31 Octobre 1994, Décédée le 1er Février 2009.
Souffrant d'un cancer aux oreille et d'insuffisance reinale.
R I P.

Je t'aimais, je t'aime et je t'aimerai


._Et toujours, à la fin, on est seul, au milieu des vagues de sanglots, et du sel sur la plaie de ce corps tatoué à son nom que l'on crie au fond des verres de vin, à se dire que la vie oui, n'était qu'une putain... Damien Saez..

._Le ciel ne sera plus jamais aussi noir qu'il ne l'est aujourd'hui, comme un Soleil ensorcelé, tes yeux se perdent. [...] Depuis que t'es montée là-haut, les anges n'ont jamais été plus beaux. [...] J'ai juste les larmes et les détresses, et ma chanson un peu perdue, si un jour tu veux redescendre, sache que mon coeur est ouvert [...] Depuis que t'es montée là haut, les anges n'ont jamais été plus beaux... Damien Saez..

# Postato martedì 24 febbraio 2009 09:56

Modificato martedì 28 luglio 2009 07:53